saint nicolas en lorraine sa basilique

DETAILS DE L'ICONE

Juste un peu de technique complémentaire et nous dévoilerons progressivement les différents tableaux du pourtour de l'icône.

Photos : Jean Marc JANSEN

Derniers points techniques

Le PROPLASME En iconographie, les parties d'architecture, les rochers et les vêtements sont écrits en premier puis on termine l'écriture par les chairs. Le visage, les mains et les pieds.
La teinte de fond s'appelle le proplasme. Ce dernier est fait avec de la matière minérale, l'argile avec lequel nous avons été façonnés. Symbolisant ainsi la création d'Adam où Dieu a pris de la glaise pour le façonner (voir dans le livre de la Genèse). Donc l'iconographe va utiliser uniquement des terres pour réaliser ce proplasme mais chaque fois il n'oubliera pas d'ajouter un peu d'ocre rouge en signe de l'alliance (symbolisant l'alliance de Dieu avec son peuple).
L'iconographe quand il le pose, doit s'identifier au proplasme. Nous sommes donc de la terre, l'Église seule est du Ciel.
L'exécution même de l'icône est de la terre, tandis que l'icône terminée est du Ciel.
La terre encadre le ciel, de même que le cadre entoure l'icône.

LA CARNATION ou la montée des ténèbres vers la lumière. La carnation est la montée en lumière de toutes les parties de chair. La première lumière est un éclaircissement relativement rouge a base de vermillon français.
L'iconographe à ce stade donne vie à l'icône. Comme le sang circule dans nos veines et donne la couleur aux êtres humains, la teinte rouge va transparaître tout au long des éclaircissements et donnera la vie à l'icône.
L'iconographe dessine les traits du visage avec de la terre d'ombre brûlée. Il n'utilise jamais de noir. Alors peut commencer la carnation. Elle se compose d'ocre jaune et de vermillon français (rouge).
Ensuite, il utilisera cette teinte en ajoutant un peu plus d'ocre jaune et en dernier du blanc pour montée vers la lumière. Le nombre de couches peut varier de huit à neuf couches d'éclaircissements.
La CARNATION constitue vraiment la lente montée des ténèbres vers la Lumière.

Nativité, Baptême, Consécration de Saint Nicolas

icone st nicolas

La Nativité de Saint Nicolas:
Comme dans toutes les nativités, celle-ci ne déroge pas à la tradition iconographique. On voit la mère du saint sur un lit, des femmes s'occupent d'elle. Derrière, à l'écart, on aperçoit, le père du Saint en attente. En bas de l'icône, la nourrice est là pour s'occuper de Saint Nicolas.
Le Baptême:
Nous trouvons principalement cette scène dans l'iconographie des pays slaves. Il en existe peut être d'autres mais je n'en ai pas trouvé dans l'iconographie byzantine. Nous avons là une iconographie très simple. Les Parents présentent le saint au prêtre, il est plongé dans le baptistère. C'est la tradition orthodoxe.
La consécration épiscopale:
Cette scène se retrouve dans l'iconographie du monde entier aussi bien venant des pays slaves que byzantins. Le saint reçoit la parole et le pallium des évêques. Regarder l'attitude de Saint Nicolas est très parlante, il s'incline pour bien montrer l'humilité qui le remplit.

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Concile de Nicée, Dormition, Translation

icone saint nicolas

Concile de Nicée I:
Tenu en 325, ce premier concile œcuménique fut convoqué par Constantin Ier, empereur de Rome, pour régler le conflit arien sur l'identité de nature de Jésus-Christ. Sur les 1 800 évêques de l'Empire romain, 318 participèrent au concile. Le symbole de Nicée qui définit le Fils comme consubstantiel au Père, fut adopté comme représentant la position officielle de l'Église sur la divinité du Christ. Le concile fixa aussi la célébration de Pâques au dimanche qui suit la Pâque juive et conféra à l'évêque d'Alexandrie une autorité sur l'Orient semblable à l'autorité quasi patriarcale de Rome mais qui n'était pas, comme il l'a parfois été prétendu, égale à celle du pape. Telle fut l'origine des patriarcats qui apparurent dans l'Église.
La Dormition de saint Nicolas:
C'est à dire la cérémonie funèbre après son trépas. Le saint mort a les yeux fermés, il est couché sur un trône très riche, il a l'évangéliaire sur les genoux, il est vêtu du costume traditionnel des évêques orientaux, sans mitre ni crosse. Une foule se presse, des évêques, des prêtres, des diacres, des moines, des saintes femmes et des fidèles. L'un des évêques balance un encensoir, et deux cierges sont allumés. Tout ceci se passe devant un bâtiment qui est conventionnel dans les icônes, le tout étant couronné par un voile rouge dont la signification la plus souvent admise est que la scène se passe à l'intérieur et non dehors. Le fait que la cérémonie funèbre de saint Nicolas soit désignée par la piété orthodoxe de " Dormition ", terme qui, en principe, devrait être réservé à la Vierge, montre dans quelle estime les fidèles tenaient notre saint ; Cette entorse théologique n'est appliquée apparemment qu'à un autre grand saint d'Orient, saint Ephrem le Syrien.
La translation:
Le 20 avril 1087 des marins de Bari "sauvent" Saint Nicolas de la Turquie. Le 9 mai 1087, ils débarquent le corps de Saint Nicolas à Bari en Italie, sur la côte Adriatique. Ce geste est appelé translation. La translation est particulièrement célébrée dans le monde russe orthodoxe.

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